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La vente de poppers de nouveau autorisée

poppers-vente-franceLe Conseil d’Etat a annulé l’arrêté interdisant la commercialisation de cette substance euphorisante utilisée principalement par les jeunes et les homosexuels. Nouveau retournement autour du statut des poppers. 

Ces produits euphoriques, qui se présentent sous la forme de liquides volatiles à inhaler, étaient interdits à la vente en France depuis juin 2011, en raison d’un «risque de pharmacodépendance ou d’abus». Mais cette décision vient d’être annulée par le Conseil d’Etat au motif qu’»aucune étude scientifique ou enquête n’est produite qui permettrait d’établir» que les nitrites d’alkyle contenus dans les poppers présentent un risque de pharmacodépendance ou d’abus. L’institution ajoute que ces produits prisés de la communauté homosexuelle masculine ont «une toxicité faible aux doses inhalées habituelles».

Inhaler des poppers provoque un effet quasi immédiat mais fugace, de quelques minutes seulement. Composés de nitrites dissous dans des solvants, ils se présentent sous la forme de fioles à casser et entraînent une dilatation des vaisseaux sanguins, provoquant un effet euphorisant ou aphrodisiaque. Ils sont principalement utilisés dans le but d’optimiser les performances sexuelles masculines, en différant l’éjaculation et en augmentant la durée de l’orgasme.

Un décret de 1990 a interdit dans un premier certains poppers contenant des nitrites de pentyle ou de butyle. La mesure a été étendue en 2011 aux autres formes d’alkyles (nitrites d’amyle ou de propyle).

Malgré ces restrictions, s’en procurer reste relativement facile en France. On les trouve dans des sex-shops ou sur des sites internet. Selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, un jeune sur 10 a déjà consommé des poppers à 17 ans. Cette proportion assez élevée s’inscrit dans la tendance à la hausse des années 2000: la part des jeunes ayant expérimenté ces produits à 17 ans avait triplé entre 2003 et 2008 (4,5% à 14%).

Rémi Calmon, président du Syndicat des entreprises gaies (SNEG), qui avait saisi le Conseil d’Etat, se réjouit de la décision de l’institution. «Il n’y a désormais plus aucun texte qui réglemente les poppers en France, quels que soient leurs composants actifs. Nous sommes très satisfaits. Cette interdiction totale, unique dans le monde, avait conduit des consommateurs à se reporter sur des substances bien plus dangereuses», estime-t-il. Selon lui, «les constats d’accidents dus aux poppers sont extrêmement rares, moins d’une dizaine en douze ans. Ce sont toujours évidemment des cas de trop, mais une interdiction de tous les poppers était excessive».

Une étude publiée en octobre 2010 dans le New England Journal of Medicine rapportait quatre cas de pertes visuelles prolongées (de quelques jours à plusieurs mois) après l’inhalation de poppers. D’autres cas similaires ont par la suite été signalés.

Nous personnellement on aime pas! Ca donne mal à la tête! on préfère d’autres aromates plus sympatiques!

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